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Les cosmétiques naturels pour cheveux

Pollution, soins détergents, agressions chimiques ... nos cheveux sont mis à rude épreuve. Et si on préférait le naturel pour en prendre soin ? Aujourd’hui, seule une femme sur dix ne se sent pas concernée par la beauté naturelle. L’attrait pour les produits “verts” ne cesse de croître.


1. Qu'est ce qu'un shampooing naturel ?

2. S'utilise-t-il comme un shampooing classique ?

3. Que penser du shampooing solide ?

4. Doit-on bannir les silicones de tous les produits capillaires ?

5. Les huiles sont-elle forcément naturelles ?

6. Que penser des beurres végétaux ?

7. Existe-il des soins démêlants naturels ?

8. Que peut-on attendre des produits coiffants ?



Qu'est ce qu'un shampooing naturel ?

Le but du shampooing, qu’il soit naturel ou pas, c’est de laver. Lorsqu’on vise une formule naturelle, on cherche à limiter les agents chimiques qui ne sont bénéfiques ni au cuir chevelu, ni aux cheveux, ni à l’environnement. « Cela pose, avant tout, la question des tensio-actifs, ces molécules qui nettoient. Il en existe différentes catégories, plus ou moins décapantes et polluantes » Sur les listes d’ingrédients, on évite le “sodium laureth sulfate”, le plus utilisé parce qu’il est bon marché et qu’il crée une mousse généreuse. On préfère par exemple le “coco bétaïne”, ou, encore plus doux, les “coco-glucoside”, “Caprylyl/capryl glucoside”, issus de sucres végétaux et moins moussants, ce qui ne signifie pas moins lavants. La formule doit aussi être riche en extraits végétaux traitants, mais dépourvue de silicones. Sans ces huiles synthétiques à l’action filmogène, le cheveu peut paraître plus crissant au rinçage. « Le côté déceptif vient souvent d’un mauvais choix de produit. Si on opte pour une formule adaptée à son cuir chevelu et à sa nature de cheveu, le shampooing naturel ne fait pas le cheveu rêche, contrairement aux idées reçues. Au contraire, il rend le cheveu de plus en plus sain au fil des utilisations. Je recommande de faire un diagnostic en salon pour savoir quel produit est le plus adapté à sa chevelure », explique la spécialiste.


S'utilise-t-il comme un shampooing classique ?

Très concentrés, les cosmétiques naturels doivent être utilisés en petite quantité, surtout quand il s’agit d’un shampooing, produit que l’on applique sur le cuir chevelu. L’excès peut déséquilibrer la flore cutanée et toute la santé du cuir chevelu et du cheveu. Quelques règles sont ensuite à respecter, quelle que soit la formule lavante.

« Si on a les cheveux sales, mieux vaut deux petits shampooings, qu’un unique lavage avec une grosse quantité de produit »,

On émulsionne sur le cuir chevelu en ajoutant progressivement de l’eau. « On masse en douceur en faisant bouger la peau sous les doigts pour activer la circulation, mais surtout on ne frotte pas, sinon on irrite le cuir chevelu et on ouvre exagérément les écailles des cheveux », prévient la spécialiste. L’écoulement de la mousse avec l’eau suffit à faire les longueurs bien nettes. Le rinçage participe également à un bon lavage. Il doit être assez long pour éliminer toute trace de shampooing

Que penser du shampooing solide ?

Présentés comme des savons, ils limitent les emballages et ont une empreinte environnementale bien plus faible qu’un produit liquide traditionnel. Sans eau, ils sont aussi sans conservateurs. Mais pour les cheveux, attention aux formulations ! « Cela reste des savons qui peuvent être décapants s’ils ne sont pas bien formulés. De plus, se pose le problème du pH, qui n’est pas assez acide »


Cuir chevelu et longueurs ont, en effet, besoin d’acidité pour conserver leur équilibre et pour que les écailles soient bien lissées. « Ce sont des formules qui contiennent aussi souvent de l’argile. Attention à leur effet asséchant si on n’a pas le cuir chevelu gras


Ces produits, nomades, sont à réserver aux voyages et à l’année aux cheveux plutôt courts. « Ils sont bien pour entretenir les colorations végétales » L’après-shampooing démêlant et hydratant est cependant plus que jamais indispensable.


. Doit-on bannir les silicones de tous les produits capillaires ?

Les silicones sont des huiles de synthèse qui forment une sorte de film imperméable autour du cheveu. Elles n’ont aucune action hydratante ou nourrissante et ne sont pas écologiques, car non biodégradables. « Elles donnent l’illusion d’un cheveu sain car elles apportent douceur et brillance en surface, mais en dessous, le cheveu manque d’hydratation et de soin » C’est leur accumulation au niveau du cuir chevelu qui est encore plus problématique : elles favorisent le regraissage et peuvent, à la longue, “étouffer” les bulbes. Les noms à éviter dans la liste d’ingrédients sont ceux avec les suffixes -méthicone et -iloxane. Acheter labellisé bio est une garantie d’absence de silicones et dérivés.


Les huiles sont-elle forcément naturelles ?

Une huile peut en cacher une autre et contenir beaucoup de silicones (des huiles à 100 % de synthèse), c’est souvent le cas des huiles de finition à effet gloss ou anti-pointes cassantes. Pour un traitement nutritif et réparateur en profondeur, ce sont les huiles végétales qu’il faut privilégier : huiles d’avocat, de jojoba, d’argan, de germe de blé. L’idée est de choisir des mélanges composés de ces différentes huiles pour obtenir une réelle efficacité, chaque huile ayant sa particularité, nutritive, filmogène, hydratante, protectrice... « Attention aux huiles multifonctions, visage, corps, cheveux, pratiques mais moins ciblées sur la fibre capillaire ! »Comment les utiliser ? On applique l’huile sur cheveux secs, mèche à mèche, 30 minutes avant le lavage, voire toute la nuit qui précède. Comme le shampooing retire l’excédent, ce traitement marche aussi bien sur cheveux épais ou fins. « Certaines huiles dites “sèches” travaillées pour offrir un fini léger sont parfaites en soin sans rinçage pour protéger et styliser les longueurs, donner de la brillance »


Que penser des beurres végétaux ?

Karité, coco, cacao, ont les mêmes propriétés que les huiles, ils renforcent la fibre et la nourrissent. « En les faisant fondre dans les mains, ces beurres deviennent d’ailleurs huileux » Le protocole d’utilisation est aussi le même, en masque avant shampooing à laisser poser de quelques minutes à toute la nuit. « Ces beurres sont malgré tout souvent très gras et épais. Il existe des masques, aux compositions naturelles qui en contiennent mais qui sont plus cosmétiques à l’usage et qui présentent une action plus complète car ils renferment d’autres actifs »

* Existe-il des soins démêlants naturels ?

Pour rester dans l’esprit naturel et ne pas recourir aux silicones, que fait-on ? « Pour démêler, il faut avant tout refermer les écailles qui ont plus ou moins été ouvertes lors du shampooing. Pour cela, les produits à pH acide sont les plus efficaces et les plus naturels sont le vinaigre ou le jus de citron », précise Olivier Lebrun. Les formules naturelles sont riches en extraits végétaux et, comme les shampooings, elles arrivent à se passer de silicones sans problème.


* Que peut-on attendre des produits coiffants ?

C’est là que le secteur du naturel s’est le moins développé. « On peut faire ses mélanges avec de l’eau et du sucre pour fixer, de l’eau et du sel pour texturiser, comme les brumes de plage »Les cires naturelles et les crèmes de coiffage sans silicones peuvent permettre de mater les frisottis.

Je conseille aussi le gel d’aloe véra : il hydrate et forme un film protecteur sur le cheveu qui le protège au moment du brushing ou apporte souplesse aux longueurs et aux boucles

et l'huile de coco bien sur !! l'incontournable !!!



La bonne routine capillaire :

Matin et soir, on brosse sa chevelure, « tête en bas, à l’aide d’une brosse à picots pour masser le cuir chevelu et activer la circulation du sang

Tous les deux ou trois jours, on fait son shampooing. Chaque lavage doit être suivi par un démêlant.

Une fois tous les 15 jours, on apporte nutrition et réparation aux cheveux à l’aide d’un soin profond, huile, baume, masque. « On applique ces produits traitants sur cheveux secs avant le lavage », conseille Olivier Lebrun.

Pour limiter l’effet agressif du brushing, on essore bien ses cheveux dans une serviette, on utilise un soin sans rinçage, on pré-sèche tête en bas et après, on lisse à la brosse avec le séchoir proche des cheveux.

À éviter : les plaques lissantes, les lissages chimiques en salon, le shampooing sec utilisé trop souvent, car il encombre le cuir chevelu et le déséquilibre.